samedi 26 novembre 2016

Du résultat du concours, de l'équilibre du carré, et de l'utilité des listes



C’est donc officiel, j’ai (encore) raté le concours. Quelque part, je le savais : le jury ne s’était vraiment pas bien passé. Mais j’espérais un peu que leurs remarques odieuses étaient un test (que j’avais brillamment relevé), que le vieux qui s’est endormi jouait la comédie (et que mon attitude stoïque faisait de moi une professionnelle), ou alors simplement que sur un malentendu, je méritais la note maximale… Eh bien non. Pas de malentendu. Pas de concours. Pas de champagne en 2016.

Et j’aurais plus qu’à recommencer dans 2 ans – oui, ça serait trop simple si c’était tous les ans.


C’est ça le plus déprimant : le fait de recommencer. Encore, et encore. Et de toujours revenir à zéro, repasser les mêmes épreuves, et peut-être tout rater parce que les 20 min d’épreuves orales se seront mal passées, et que je serais tombé sur un jury de mauvaise humeur.

"Les concours, c’est une grande part de chance", vous dit-on quand vous vous lancez là-dedans.

Et moi je vous demande : comment fait-on quand on a généralement la poisse, alors ?!

Il ne me reste plus qu’à attendre de recevoir mes notes, pour voir jusqu’à quelles profondeurs abyssales je peux descendre. Je suis sincèrement curieuse.


Mes copines ont déclenchées le plan d’urgence, à l’annonce des résultats. Ah, je n’ai pas encore parlé de mes copines – un peu de positif et d’amour ici, que diable. Nous sommes 4. A la fois similaires et complètement différentes. On s’équilibre à la perfection. Je nous imagine comme un carré : On partage des choses (ou pas) les unes avec les autres, à la fois par nos côtés ou nos diagonales. Et ça fonctionne hyper bien.

Et donc le plan d’urgence, c’était de m’emmener au resto, manger du gras et des frites jusqu’à explosion. Elles me connaissent bien. Je peux pas refuser un tel plan, même au plus bas du plus bas.

Nous avons donc été nous exploser le bide à coup de burgers végétariens et de frites, et de glace, et de sucre. (En plus ça m’aidera peut-être à me remplumer un peu). Et on a beaucoup discuté – en plus ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas fait une soirée toutes les 4, on avait des infos à rattraper).

Ça m’a fait du bien.

Et puis ça m’a fait du bien de décortiquer ma dernièrenuit avec le-mec-de-la-salle-de-sport, et mes interrogations (que je n’ai toujours pas élucidés) (Tant qu’à raconter ce qui ne va pas autour d’un plat de frites à volonté, autant parler de TOUT ce qui ne va pas hein). Depuis notre dernière nuit, je l’ai croisé deux fois à la salle de sport. A chaque fois, j’avais assez peu envie de le voir. Et pas trop envie de lui parler. Un petit peu, bien sûr – je l’apprécie. Mais ne pas lui parler m’a très bien convenu.

L’une de mes amies a une façon de penser particulièrement intéressante en général, et j’aime beaucoup avoir son avis.

Et à la fin de notre repas, la conclusion des filles, c’était que, peut-être, j’étais en train de lâcher prise. De me dire (assez inconsciemment à priori, puisque moi je n’y vois pas clair là-dedans) que ça ne m’apportait pas tout ce que je voulais : oui, c’est un amant génial, et il m’a ouvert les yeux sur beaucoup de chose, mais je veux une vraie relation, un échange. Visiblement, ce n’est pas le cas ici, et clairement, ça ne me rend pas heureuse (on l’a vu, le lendemain, je n’étais pas heureuse. Pas malheureuse, mais pas heureuse). Et peut-être que ça fait son chemin dans ma tête.

Je dois avouer que ça se tient.

Elle a ajouté qu’il est effroyablement égoïste, et je pense qu’on touche au cœur du problème : il m’a clairement dit qu’il ne voulait pas de couple, pas de contraintes. Donc s’il n’a pas envie d’être poli, de parler ou autre, il ne le fait pas ; parce qu’il ne me doit rien, et qu’il m’a prévenu. Il n’en est pas moins attentif quand on passe la nuit ensemble (même si parfois, le lendemain, il est adorable, et parfois il n’est pas là). Mais il n’y mettra aucun affect, aucune empathie. C’est seulement s’il a envie. Et ce que peux ressentir l’Autre, ce n’est pas son problème.

Impression de soudain mieux comprendre la situation.
Et d’avoir un peu plus de cartes en main pour comprendre ce que je ressens moi. Même si je me sens encore « Still in process ».
Je ferais le bilan quand mon esprit se sera décidé à prendre une décision, et m’en informera.


En attendant, j’ai décidé de commencer une liste (j’adore les listes)

Parce que c’est drôle, quand tout ce que vous espériez se casse la gueule, il ne reste plus grand-chose à faire ; enfin, plus exactement, il reste deux possibilités : soit recommencer, faire des projets, tenter d’amener du positif dans sa vie. Soit abandonner, se rouler en boule et se dire qu’on est foutrement malheureux.
Soyons honnête : je fais ça depuis des semaines -me rouler en boule, s’entend.

Tout ce que j’attendais (mecs, résultats du concours, vie en général) s’est révélé au mieux décevant, et au pire franchement merdique. C’est un coup dur – surtout le concours.

Mais du coup, je suis sur une terre brulée. C’est presque réconfortant : Je ne peux pas me vautrer plus, j’ai plus d’autre choix que me relever, plus d’autres directions qu’aller vers le haut. Vu d’où je reviens, tout ne peut être que plus positif que ça.

Bref, ceci m’amène à mon histoire de liste. J’aimerai faire une « liste 2017 » : 12 gros projets à mettre en œuvre l’année prochaine, pour changer ma vie. Y compris des projets qui me trottent depuis quelques temps.

Un gros projet par mois, même si certains trucs se feront sur la longueur. C’est surtout l‘idée d’impulser quelque chose chaque mois, pour m’éviter de me laisser aller.

Et peut-être commencer dès ce mois de décembre ; après tout, mon premier pas, c’est mon rendez-vous Sophrologie le 1er décembre.
[D’ailleurs, Mr Sophrologie ne m’a pas appelé comme il l’avait dit –ce que j’ai trouvé très drôle puisque de toute façon, la ‘’menace’’ avait suffit à me faire faire ce que je repoussais au lendemain depuis des mois. Il a quand même envoyé un texto un peu plus tard pour vérifier]

En parallèle, j’aimerai faire un bilan 2016. Parce que je suis sûre que mis en perspective, et malgré ma fin d’année désastreuse (qui peut sans doute se relativiser aussi), mon année n’est pas si mauvaise. Et que je peux en tirer du positif.

Et j’aimerais bien y réfléchir, et peut-être en faire même quelque chose de créatif, pour m’imprégner de mes propres réflexions. J’imagine un aquarium, que je remplirais de galets sur lesquels j’écrirai ce qui m’est arrivé de bien cette année. Par exemple « rencontrer un garçon qui m’a montré que je peux faire l’amour normalement ». Par exemple « Tomber amoureuse, et retomber amoureuse encore ». Par exemple : « Avouer mes sentiments, les donner à l’autre. Et aller mieux ». Par exemple : « Se relever ».

Et peut-être qu’en 2017, je pourrais dire « être debout, tête haute, et aller mieux ».

2 commentaires:

  1. Tu es aussi végétarienne ? Cool :-)
    Vive les copines, heureusement que dans certains moments elles sont là.

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    1. Oui ! Je rêve d'un monde d'amour et de tolérance pour tous ! :) Et j'attends que chaque enseigne propose des alternatives végé - parce qu'en cas de grosse déprime, je veux pouvoir me taper des trucs dégoulinant de gras, mais sans viande !

      Comme dirait l'une de mes amies : "Les hommes passent. Les copines restent". C'est devenu un mantra.

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